vendredi 27 mars 2015

Une chose à la fois


"Quelle drôle de manière... Manuel Valls est interrompu par quelques journalistes alors qu'il bat le pavé à Fresnes, dans le Val-de-Marne. Il est 18 heures ce mercredi. Et à cette heure-là, comme tous les derniers mercredis du mois, les chiffres du chômage tombent. Ils ne sont pas bons. Le nombre de chômeurs sans aucune activité (catégorie A) a progressé de 12 800 personnes, de quoi faire oublier la baisse surprise de 20 100 chômeurs survenue en janvier. Pis, au total, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s'établit à 5 262 500 fin février et à 5 561 000 en intégrant les Dom), soit une hausse de 0,6 % (+ 30 400) par rapport à janvier, et 6,5 % sur un an. Les journalistes veulent une réaction du Premier ministre. C'est la moindre des choses.

Il y a bien sûr cette fichue courbe qui ne s'inverse pas, il y a ces millions de Français - fatigués, voire désespérés - qui font la queue à Pôle emploi, et il y a aussi cette attente en coulisses des ténors socialistes, à l'affût d'un retournement de tendance qui ferait un superbe dernier argument de campagne électorale. Niet. Les mauvais chiffres sont là. À Fresnes, Manuel semble ailleurs, pour ainsi dire. À la presse qui l'interroge donc sur "ses" mauvais chiffres, il balance : "Je suis en campagne. Je ne fais pas deux choses à la fois. Il faut vous y habituer." On a envie de croire qu'il ait parlé trop vite...

1 commentaire :

  1. Tiens, visiblement tu n es pas le seul a avoir été inspiré par la petite phrase de Valls:

    https://pbs.twimg.com/media/CBHCGcuXIAA2rNw.jpg

    RépondreSupprimer

Les commentaires sont les bienvenus !
Tous propos outranciers seront supprimés."Go ahead, make my day !"

Archives du blog

On ne lâche rien !

On ne lâche rien !
La dégénérescence c'est un peu l'obsolescence programmée du socialisme.