samedi 24 novembre 2012

France-Syrie : Erreur 404


Tiens c'est marrant...
La page internet sur diplomatie.gouv.fr nous informant d'une aide de la France de 1,2 millions d'Euros versée à la coalition des forces révolutionnaires de l'opposition syrienne a disparu... Erreur 404.
M'enfin la page reste toujours visible en cache.


J'en profite pour m'interroger sur le bien-fondé de la reconnaissance officielle par la France, de cette "coalition". Qui sont-ils au juste ?
Ca me rappelle furieusement la coalition d'opposition libyenne, celle qui s'est empressée de mettre en place la charia. Annonce qui a rendu notre philosophe national aussi muet que le sergent Garcia.
Je ne me méprends pas sur les nécessités géo-stratégiques, énergétiques et politiques qui dictent les alliances. Mais je ne supporte pas qu'on nous prenne pour des cons en prétextant des nécessités impérieuses d'ordre humanitaire.
A ce compte-là les gabegies de Fabius comme les 300 millions d'euros pour le métro du Caire ou encore les dizaines de milliers d'euros pour décorer son bureau, sont autant de dépenses pour lutter contre la faim dans le monde.

lundi 12 novembre 2012

Grand écart


Je vous parlais il y a peu du concert de The Eighties Matchobox B-Line Disaster auquel j'ai assisté il y a quinze jours.
Je disais qu'il allait en scotcher plus d'un. Je ne croyais pas si bien dire...
Tout d'abord votre fidèle serviteur.
J'ai pour habitude de me charger un peu en alcool avant un concert, pour une raison bien simple :
Eviter d'avoir à consommer sur place où ça coûte forcément plus cher que les cannettes achetées chez l'épicier du coin.
J'aime donc me pointer une heure avant, m'écluser quelques bières achetées sur place et squatter les cafés du coin. Sauf que là j'étais à la bourre. J'ai donc pris le parti de me sustenter en liquide dans le métro à l'aide de canettes de Navigator et de 8.6, au goût assez discutable mais à l'alcoolémie relevée pour les retardataires comme moi.
J'arrive donc dans la salle, suffisamment chargé pour la soirée, attendant que le groupe daigne se pointer. Sauf que ces cons n'étaient pas encore là, en cause les conditions climatiques mauvaises à l'aéroport d'Heathrow...
Encore un coup d'Hollande...
It's raining cats & dogs taxes & frogs.

J'étais donc coincé à la Flèche d'Or, toute sortie étant définitive, il ne me restait plus qu'à me consoler en squattant le bar. C'était la folie, ce dernier était cerné par une meute compacte d'individus tous plus assoiffés les uns que les autres.
J'ai réussi tant bien que mal à m'extirper d'une véritable marée humaine, guidé par les scintillements cuivrés du bar sur lequel j'ai fini par m'échouer.

J'y ai rencontré d'autres naufragés, l'ambiance était électrique et chaleureuse. La promiscuité et l'alcool aidant, je me suis lié d'amitié avec quelques hères aussi pétés que moi. Les tournées de rhum et de bières volaient....
Le reste... Je ne sais plus trop, c'est euh... très syncopé.

Source : Sound of Violence, Photos par Brian

Je me souviens d'un pogo d'enfer mais surtout de mon bonnet St James que j'ai paumé en tenant un gars qui s'était jeté dans la fosse, le chanteur peut-être...

Un grand merci à Sound of Violence et au photographe Brian qui m'ont autorisé à diffuser ces superbes photos ! :)


La deuxième personne a être restée scotchée est une copine, Io froufrou, avec laquelle j'avais rendez-vous à la sortie du concert.

Elle a vu débouler une sous-merde, trempée de la tête aux pieds, ivre morte, ânonnant sans cesse une histoire de bonnet perdu.

Deux semaines plus tard, la donzelle m'invitait à un concert de musique baroque dans le cadre du festival Marin Marais. Au programme flûte à bec, hautbois, violon, basson et clavecin joués par l'ensemble Le Bel Esprit interprétant du Vivaldi, du Scarlatti, du Leclair et du Telemann.

Le Bel Esprit
C'était euh... Complètement différent mais super sympa aussi !
Et devinez quoi, en quittant la salle j'ai aperçu que quelqu'un y avait également perdu son bonnet.
Etonnant non ?

mercredi 7 novembre 2012

La patience est mère de vertu


1h30 que j'attends à un point d'accueil de ma société d'assurance. 1h30 d'attente parce que la seule personne habilitée à me recevoir est occupée avec une cliente.
Un dossier complexe, une erreur à rectifier nécessitant moult appels vers des collaborateurs compétents afin de statuer et régulariser, enfin.
Ma bonhommie naturelle s'étiole au fur et à mesure que je perçois les bribes de conversation de la cliente qui souhaite assurer sa résidence secondaire. Celle-ci s'évertue à poser un milliard de questions qui concernent le champs d'application du contrat d'assurance auquel elle souhaite souscrire. Et moi je profère en silence un milliard de jurons, pestant comme un diable face à de tels comportements, dérives d'une société consumériste. L'individu nombriliste veut modeler le monde autour de son environnement. Est-il donc si opportun de vouloir contrôler le moindre détail, quérir des renseignements en cas de sinistre sur une canalisation souterraine, un buffet normand où un mur en brique au fond d'un jardin...
Je sais tout de son patio, de sa cuisine, de la superficie globale et de la couleur de sa cuvette de chiottes. Mais je ne suis pas véritablement objectif.
Il me vient même des pensées peu convenables envers la gente féminine qui devrait définitivement rester aux fourneaux à pavoiser avec des membres du même sexe. Après tout, cela résoudrait d'autres maux comme le chômage, la malbouffe et la garde des lardons pour ne citer qu'eux. Je suis ignoble j'en conviens mais Dieu que c'est bon de se lâcher en ces temps effroyables où la parole est muselée par une idéologie du bisou, de l'égalité forcenée et de la chasse aux discriminations crétines.
Ah ! C'est à mon tour, l'assureur m'appelle et se confond en excuses pour l'attente disproportionnée.
"Je vous en prie Monsieur, vous ne faites que votre travail"
"J'apprécie votre calme, d'aucuns se seraient emportés pour moins que cela" me répond-il.
Il ne sait pas que j'ai insulté copieusement la cliente précédente, maudissant sa lignée de femelles bâtardes et sa descendance sur 3 générations.

Vlad
email : unraleurdeplus@gmail.com
www.unraleurdeplus.blogspot.com
[envoyé depuis un Nokia N8]

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La dégénérescence c'est un peu l'obsolescence programmée du socialisme.