mercredi 7 novembre 2012

La patience est mère de vertu


1h30 que j'attends à un point d'accueil de ma société d'assurance. 1h30 d'attente parce que la seule personne habilitée à me recevoir est occupée avec une cliente.
Un dossier complexe, une erreur à rectifier nécessitant moult appels vers des collaborateurs compétents afin de statuer et régulariser, enfin.
Ma bonhommie naturelle s'étiole au fur et à mesure que je perçois les bribes de conversation de la cliente qui souhaite assurer sa résidence secondaire. Celle-ci s'évertue à poser un milliard de questions qui concernent le champs d'application du contrat d'assurance auquel elle souhaite souscrire. Et moi je profère en silence un milliard de jurons, pestant comme un diable face à de tels comportements, dérives d'une société consumériste. L'individu nombriliste veut modeler le monde autour de son environnement. Est-il donc si opportun de vouloir contrôler le moindre détail, quérir des renseignements en cas de sinistre sur une canalisation souterraine, un buffet normand où un mur en brique au fond d'un jardin...
Je sais tout de son patio, de sa cuisine, de la superficie globale et de la couleur de sa cuvette de chiottes. Mais je ne suis pas véritablement objectif.
Il me vient même des pensées peu convenables envers la gente féminine qui devrait définitivement rester aux fourneaux à pavoiser avec des membres du même sexe. Après tout, cela résoudrait d'autres maux comme le chômage, la malbouffe et la garde des lardons pour ne citer qu'eux. Je suis ignoble j'en conviens mais Dieu que c'est bon de se lâcher en ces temps effroyables où la parole est muselée par une idéologie du bisou, de l'égalité forcenée et de la chasse aux discriminations crétines.
Ah ! C'est à mon tour, l'assureur m'appelle et se confond en excuses pour l'attente disproportionnée.
"Je vous en prie Monsieur, vous ne faites que votre travail"
"J'apprécie votre calme, d'aucuns se seraient emportés pour moins que cela" me répond-il.
Il ne sait pas que j'ai insulté copieusement la cliente précédente, maudissant sa lignée de femelles bâtardes et sa descendance sur 3 générations.

Vlad
email : unraleurdeplus@gmail.com
www.unraleurdeplus.blogspot.com
[envoyé depuis un Nokia N8]

11 commentaires :

  1. dis donc le râleur, en même temps, vaut mieux poser toutes les questions avant qu'après avec les assureurs !! certes, c'était sans doute un peu beaucoup, mais bon.....allez bisous !

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    1. D'accord si les questions ont trait à des évènements ayant
      une probabilité > 1 milliard
      d'arriver dans le cadre d'un sinistre.
      La fille avait confondu l'endroit avec le café du Commerce du coin.
      Et puis j'adore être de mauvaise foi en me vautrant dans une subjectivité assumée !

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  2. J'peux pas piffer les assureurs: vivre du malheur potentiel des gens faut tout de même le vouloir, non ?

    Pr le reste, imaginons un instant qu on renvoie toute les femmes qui bossent à la maison, moyennant une espèce d'allocation dite de "retour au foyer ", ça réduirait le chomdu tout en assurant un revenu a ces dames, non ? Reste a savoir si électoralement c'est vendeur. J ai des doutes

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    1. C'est sûr que vu comme ça, je comprends que tu n'apprécies pas trop les assureurs. Quid des pompes funêbres ? Et des socialistes ?! Ces derniers vivent de l'espoir potentiel de millions d'électeurs !
      Concernant l'idée du "retour au foyer", de mémoire un allemand s'y est essayé récemment, il y a deux ou trois ans... Il s'est fait lyncher ! :)

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  3. La saloooooooo.....biiiip!
    Dommage que l'assureur n'ait pas été une dame. Alors, tu aurais pu déchaîner tes instincts barbares et lui hurler en bavant des insultes graveleuses et moi, j'aurais bien aimé avoir un petit compte-rendu bien écumant.
    Flûte!
    Peste!

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    1. Ahhh t'es comme ça toi ?
      "Du sang, de la chique et du molard !"

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    2. Je veille à faire taire mes bas instincts.
      Tu peux dormir tranquille.

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  4. T'as fait comment pour rester Zen si longtemps ???

    J'espère que tu as eu ce que tu voulais quand même ?...

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    1. Bah j'étais assis au chaud et avec mon téléphone...
      J'ai obtenu ce que je voulais... Ouf !
      Biz

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  5. oui de toutes évidences t'es de mauvaise foi
    si un jour t'as pas de bol (devant un assureur qui te dira "ha mais non monsieur, on ne couvre pas cela" alors que ca fait dix ans que tu le paies et que la merde qui te tombe dessus et qui va te couter bonbon pendant des années n'a qu'une probabilité de 1/1 milliard)
    tu repenseras à cette connasse qui a eu l'audace de quitter ses fourneaux et tu te demanderas si elle fait partie des bonnes poires bien niquées par leurs assureurs hein ?

    sinon des bons arguments pour vendre électoralement ce genre de programme ;o) => http://pzrservices.typepad.com/vintageadvertising/2012/11/reasons-why-women-shouldnt-be-allowed-to-vote-from-the-early-20th-century.html

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    1. J'ai lu ton doc, c'est effarant... Et là ce n'est pas de la mauvaise foi :(

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La dégénérescence c'est un peu l'obsolescence programmée du socialisme.