mercredi 23 mars 2011

Le vinyle dans tous ses états


Mon ami Gildan vient d'écrire un billet où il est question de disque notamment, je lui ai alors fait part dans les commentaires de ma fascination toute personnelle pour celui-ci :
"Oui ça a de la gueule un vinyle ! Moi je dis ça j'en ai jamais eu, mais quand même quand tu sors le skeud de sa pochette c'est quasi-sexuel le lien entre toi et l'artiste. Je ne sais pas pourquoi."
Je ne pouvais laisser telle question en suspens et vous livre ainsi des pistes de réflexion :
Par delà mon goût prononcé pour les matières vinyles portées par la gente féminine, il y a tout d'abord le regard nostalgique et subjectif porté sur une époque bénie où notre insouciance n'avait d'égal que notre immaturité. Ensuite, et je ne peux m'empêcher de faire la comparaison avec le CD,  les matières participent pour beaucoup à cet attrait.
La chaleur d'une pochette cartonnée est autrement plus agréable au toucher qu'un boitier en polypropylène. Ensuite, la robe noire du disque exerce un fort pouvoir d'attraction :
Sa surface lisse quand on l'effleure se charge d'une volupté particulière au contact de nos doigts ; sa couleur sombre quant à elle brille de mille feux et attire vers elle tous nos regards.

L'excitation nous gagne enfin lorsque nous posons délicatement le disque sur sa platine et que dans une longue mélopée, paré du plus beau des diamants, il livre son intimité.

10 commentaires :

  1. Poétique le Vlad !
    :)
    Excellent billet ! Excellent lien !
    :)
    Chez moi, c'était une religion la musique. Nous avons eu la télé très tard, mais la platine régnait dans le salon-salle à manger-chambre. Je dormais la tête dans les baffles !
    ...
    C'est une année vintage qui nous attend. La musique 60/70/80 est de retour ... les supports avec. Et c'est tant mieux.
    ...
    As-tu lu le com de colibri chez moi ? :)

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  2. hum hum, à l'epoque (des 45 tours et des mange disques), on ne voyait pas les choses comme ca !

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  3. C'est malin, vous m'avez filé une érection !

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  4. @Gildan
    Ah toi aussi t'as eu un salon-salle à manger-chambre ? :)
    @Le Parisien Libéral
    Hummm...En êtes-vous sûr ? :))
    http://goo.gl/1oVhR
    @Un Oeil
    Reprenez-vous voyons ! ;)

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  5. Alors là, je suis entièrement d'accord avec toi, le vinyle est un très bel objet, le CD n'est qu'un consommable!

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  6. @El Camino
    Salut ! Quand je pense qu'ils envisageaient parait-il de vendre des albums sur des clefs USB...

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  7. Salut Vlad

    En venant de Music Lodge, j'ai suivi le chemin des hypertextes. Bonne route prise au hasard, et je rebondis après lecture du billoet accroché par la terrible pochette de blondie (et la photo de la pinup que je connaissais également, très bon choix).

    Petite anecdote vinylique : C'est en achetant des vinyles chez... Croc Vinyl (Toulouse) que j'ai découvert la compile (cédé) où j'ai entendu Detachments. Conquis par les échantillons (3 morceaux dont 2 remixes), j'ai ensuite acheté l'album complet de detachments en vinyle mais le vendeur m'a également fait une copie du cédé. Arrivé chez moi, j'ai chargé le cédé copié sur ma bécane pour la copier ensuite sur mon téléphone, pendant que je me passais sur ma chaîne la version vinyle, plusieurs fois de suite.

    Mais depuis, étant en déplacements, j'écoute mon téléphone pour entendre le vinyle de Detachments que j'ai acheté.
    ui, c'est un peu bizarre, découter un vinyle sur son téléphone, mais on est 2.0 ou on ferme sa gueule.

    De fait, j'ai une sexualité particulière concernant les vinyles, comme tu le comprendras également sur Pop Hits le site (http://www.pop-hits.net), où l'on cause de temps à autres en puisant dans la montagne qui se forme par les vingtaines de vinyles (33 et 45) que j'achète chaque semaine en moyenne. Le plus souvent des merdasses bien loin de detachments, pour beaucoup jamais écoutées (mais aux pochettes contemplées sous tous les angles) avec ce plaisir boulimique de remplir des mètres d'étagères de pochettes de disques.

    rhhhhaaaaa...

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  8. Salut Christophe (aka MarioC)!
    Bienvenue ici, ton commentaire et une visite chez toi me confirment que le vinyle exerce une attraction addictive auprès de certains individus pourtant dotés manifestement de toutes leurs facultés intellectuelles. J'aimerais bien avoir une passion dévorante comme la tienne ; outre son caractère spaciophage et forcément dispendieux, avoir tout un tas de pochettes sur ses étagères ça doit l'faire grave ! En ce moment j'écoute toutes les nénettes un peu excentriques des années 80 : Lene Lovich, Danielle Dax, Nina Hagen, ... Et aussi Detachments dont j'ai acheté l'album, je vais faire un billet sur eux d'ailleurs, merci encore pour cette découverte. Cold Wave is not dead, pis eux non plus d'ailleurs, j'attends donc d'aller les voir en concert.

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  9. "caractère spaciophage et forcément dispendieux" : ça dépend, si tu acceptes de chiner dans les vide greniers et dépôts ventes, tu touche des disques à partir de 10 cts. Je me donne d'ailleurs des limites sur les occasses de trucs moyens ou pourris, et je me permets ainsi l'achat d'une petit picture de laibach (sympathy for the devil) pour 15€.
    mais tout ça reste raisonnable.

    Dans les nanas barrées des 80'z, n'oublie pas Lydia Lunch !

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  10. Salut Christophe,
    merci pour ton retour. Ouais Lydia Lunch aussi, et en fouillant un peu il y a en a d'autres...Par exemple Diamanda Galas, barrée mais dans un autre genre (mais que j'ai jamais écouté, les cris sous forme de vocalise : très peu pour moi). Elle mérite cependant une bafouille. Kate bush aussi, ne pas l'oublier, j'aime toutes ces femmes ultra-féminines qui se créent un univers fantasque.

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