vendredi 15 octobre 2010

Vade Retro Marlboro

Je vous livre ici la réponse que je m'apprêtais à livrer sur le blog de la femme des steppes qui vient d'arrêter de fumer et qui nous conte ses affres. Si ça peut aider d'autres personnes qui arrêtent de fumer ou encore d'anciens fumeurs de se retrouver dans ma réponse ainsi que dans le ressenti de la courageuse qui vient d'arrêter...

"Concentrez-vous justement sur les dysfonctionnements de votre cerveau durant cette phase de sevrage. Ils devraient vous inciter à vous faire réaliser à quel point la cigarette est une drogue dur. Certes il est bon de s'en griller une, mais nous ne maîtrisons rien dans ce plaisir. C'est un plaisir-imposteur se juxtaposant par projection mentale aux vrais plaisir. Il faut le foutre dehors et reprendre possession de nos sensations. Vous vous réveillerez bientôt en ayant le sentiment d'avoir gagné une bataille, car c'en est une. Celle de nos sens, de notre corps et de notre liberté."

Un vrai incube (ou succube) la clope. Bon je sais ça fait archi pompeux, surtout la tirade sur la liberté, mais moi c'est vraiment comme ça que je l'ai senti. Sans doute pour ça que j'ai arrêté sans vouloir me faire masser, hypnotiser ou prendre de patch afin de bien sentir la douleur passer pour ne rien oublier. Un peu comme un accouchement sans péridurale...(je sais l'analogie est tordue).
Pour ceux qui souhaitent arrêter, un autre lien d'une blogueuse qui livre son expérience : voir Une copine débile

Et puis tiens, je vais lancer une chaîne pour tous les ex-fumeurs blogueurs qui souhaitent répondre :
- Quelle a été la motivation principale qui vous a permis d'arrêter de cloper ?
- Vous êtes-vous fait aider par des substances, des manipulations mentales/physiques extérieures ?
- Quel bénéfice majeur en avez-vous tiré à posteriori ?

Pour finir voir une petite vidéo marrante sur ce sujet...

6 commentaires :

  1. Eh bien moi j'ai arrêté, d'une part "parce que c'est pas bien", d'autre part pour encourager ma femme à arrêter, elle qui était une grosse fumeuse.
    Mais je n'ai pas arrêté "pour être bien". D'ailleurs je ne suis ni mieux ni moins bien qu'avant. Et même : je garde dans un coin de ma tête le sentiment que "c'est dommage, c'est tellement cool de fumer" ! Oui, fumer est pour moi associé à la liberté, j'ai du trop regarder le cowboy Marlboro...
    Je précise que quand j'étais fumeur, j'ai toujours été raisonnable (5 ou 6 clopes par jour). Je ne me suis jamais senti "prisonnier" de la clope. D'où peut-être le sentiment, en arrêtant, non pas d'une libération mais d'une restriction dictée par la raison (donc un peu chiante !).
    Comme vous, Vlad, j'ai voulu arrêter "sans trucage", patchs ou thérapie. Votre allégorie de la péridurale me parle, moi j'utilise plutôt celle du pédophile qu'on castre pour qu'il arrête ses méfaits : ok, il arrête, mais bon, ce n'est pas de lui-même, on ne peut pas dire qu'il est "guéri", c'est un peu de la triche !
    En tout cas bon courage à ceux qui arrêtent.

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  2. Merci pour votre réponse. Les motivations des uns et des autres sont bien différentes. J'aurais aimé être raisonnable comme vous lorsque vous fumiez seulement 5 à 6 cigarettes par jour...Je n'aurais alors peut-être pas arrêté de fumer d'ailleurs. Je comprend donc que vous viviez ça un comme une restriction.

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  3. Arf... même 5, 6 cigarettes par jour peuvent être le résultat d'une addiction. Quant à moi, je fume(ais) 7 à 8. Ce n'est pas énorme. Et pourtant, je pense que je suis aussi accro que certaines personnes qui fument un paquet. Au test de "dépendance", j'ai fait 0. 0 dépendance ! C'est à mourir de rire (jaune) quand on voit comment je vis cet arrêt.
    Comme Un Oeil, je ne vis cela que comme une frustration. Le côté santé, financier, liberté etc. n'est pas du même ordre que le côté privation de plaisir.
    Enfin... c'est comme une grossesse et un accouchement : chaque personne vit très différemment un état pourtant similaire !

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  4. @la femme des steppes
    Tenez bon en tout cas !

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  5. J'ai arrêté il y a presque 10 ans.
    Ce qui m'a motivée? La peur de mourir et de laisser des orphelins.
    J'ai pris pas mal de trucs: Zyban, puis anxiolytiques divers et variés. Le manque a été incroyablement douloureux, à la fois physiquement et psychologiquement: tremblements, nausées, insomnies, goût à rien, envie de pleurer tout le temps, repli sur soi.
    Ce fut une période très difficile.

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  6. @Ink
    il en ressort que les motivations sont multiples en fonction des individus...
    En revanche en lisant votre commentaire j'ai eu des frissons, pour un peu on se serait cru dans l'exorciste !
    Bravo en tout cas...

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