mardi 19 octobre 2010

Mamma Mia abat mes cartes


La lectrice Mammamia vient de me laisser un commentaire dans mon billet sur les petites incommodités du blogueur et comme souvent depuis 3 semaines, ma réponse s'est transformée en billet.

Pourquoi ?
Parce qu'elle a fait mouche.

Son commentaire me va droit au coeur tant il est juste dans la description d'un de mes mécanismes de pensée.

Voici son commentaire :




"Tu nous parles de tes peurs de bloggeur mais tu n’évoques pas le fait de ne pas être convaincant. Tu n’écris pas pour montrer et défendre ta part de vérité ?
Parce que moi je te lis régulièrement pas pour tes idées que je suis loin de toutes partager, qui sont les tiennes et tu as bien le droit, mais pour ta verve et ton empathie avec les autres. Ce n’est pas trop souvent que les personnes publiques, bah oui c’est ton statut désormais, avouent que leur sensibilité est sans cesse mise à épreuve tout en affirmant haut et fort des convictions."


Voici maintenant ma réponse :

"@Mammamia
merci pour ton commentaire qui me va droit au coeur car tu m'as cerné.
Je tente de naviguer dans notre monde d'homme, ballotté par mes propres doutes. Je n'en ai pas honte, je pense que c'est même une force. Relativiser. j'essaye toujours de tout relativiser. Tu as un meilleur ami à l'opposé des tes idées politiques et pourtant c'est ton meilleur ami. Cela signifie juste que la vraie richesse n'est pas dans des idées politiques, religieuses, littéraires ou que sais-je mais dans notre rapport à l'individu, dans l'interactivité entre 2 perceptions différentes. Chacune riche d'une histoire unique façonnant l'individu au gré de ses pérégrinations.
Mes idées d'aujourd'hui ne seront peut-être plus celles de demain, qui sait ? Même si je suis archi convaincu de ce que je dis, il faut et c'est vital, que je confronte ma position tranchée avec l'infinie diversité du monde qui nous entoure. J'ai sans cesse besoin d'intégrer que ce que je vois dans notre spectre de lumière visible est "autre" dans un autre spectre.
Et puis qui peut prévoir de quoi est fait notre avenir ?
Comment pourrais-je alors défendre à tout prix mes convictions d'aujourd'hui si je les confronte constamment à l'oeil critique, l'oeil de l'objectivité relative ? Je suis tout juste bon à crier ma vérité, à un instant T et dans le brouhaha d'un univers en extension dont les axes sont en perpétuel mouvement.
Euh...Tu m'as compris ? Parce que moi je suis plus trop sûr...:)
Merci encore pour ton commentaire, comme tu l'as vu j'aime me dire que nous ne sommes qu'un grain de sable dans une gigantesque machine que nous ne pouvons pas appréhender dans sa globalité (un peu comme mon cerveau dans ma boîte crânienne). C'est aussi pour cela que j'aime énormément l'autodérision.
L'autodérision c'est le détachement et c'est à ce titre également un des chemins vers la liberté."

Mammamia revenez quand vous voulez :)

4 commentaires :

  1. très beau en effet :)


    J'ai la chance de n'avoir pas été percée à jour de la sorte !

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  2. Olala c’est mon quart d’heure de célébrité, moi qui ne faisais que passer par là par une pluvieuse après-midi d’octobre.
    Tu as la capacité de rebondir et de te (de nous) projeter dans l’univers intersidéral en me faisant croire que j’ai dit quelque chose de fort. Bah je suis pas trop dupe quand même.
    100 % d’accord avec ta remarque sur l’autodérision

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  3. Euh...Célébrité c'est vite dit, y'a pas foule non plus par ici...:)

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